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Citoyen Genet - Page 3

  • Guy Parmelin et l'anglais

    Le New York Times semble ironiser sur les connaissances de la langue anglaise du conseiller fédéral Guy Parmelin. Certes, la langue de Shakespeare ne coule peut-être pas avec beaucoup d’aisance dans les propos du nouveau chef du Département fédéral de l’économie, et les réseaux sociaux de chez nous se sont (malicieusement) emballés à ce sujet. Le quotidien new-yorkais, fleuron de la presse nord-américaine, décrète que la pratique courante de l’anglais s’impose parmi les hommes d’Etat. Personne ne soutiendra le contraire.

    Karin Keller-Sutter aurait sans doute représenté avec davantage d’élégance et de classe la Suisse dans les conférences internationales (voyez le Forum économique mondial de Davos). Sa profession de traductrice et ses réseaux lui auraient permis de naviguer avec aisance dans ce ministère phare, notamment en matière de formation et de recherche, mais les mystères de la politique en ont décidé autrement… Le propos de ces lignes n’est pas de décourager l’apprentissage et la pratique nécessaire de l’anglais dans un monde multipolaire et notre conseiller fédéral vaudois peut (et doit) améliorer sa connaissance des langues, comme nous tous au demeurant.

    L’histoire montre que les plus grandes négociations ont vu des interprètes assis entre les partenaires en discussion. Richard Nixon parlait-il chinois ? Non. Pourtant, sa rencontre historique de février 1972 avec les dirigeants du grand empire communiste est à l’origine d’une avancée spectaculaire dans la recherche de l’équilibre multipolaire. On pourrait multiplier les exemples.

    Une question, enfin. Combien de ministres américains (secrétaires d’Etat pour leur attribuer leur juste titre) sont-ils à l’aise dans la langue de Voltaire, en notre temps comme dans le passé ? On en compte quelques-uns (John Kerry par exemple), mais ils sont peu – trop peu – nombreux et ce constat interdit à la presse de la côte Est de donner des leçons au monde francophone. Un peu de modestie, s’il vous plaît !

  • Les Psaumes, poésie, chant et étude

    kidner 1.JPGAttendue depuis longtemps, la traduction française du second volume de l’étude du livre des Psaumes de Derek Kidner vient de paraître ! Sous le titre Psaumes 73 à 150, l’auteur, pasteur anglican décédé en 2008, spécialiste de l’Ancien Testament auquel il a consacré d’excellents ouvrages, nous livre une étude de haute tenue. Pour nombre de croyants au cours de l’histoire, les Psaumes, médités, priés, chantés, ont été source d’inspiration et d’encouragement, tant ils expriment l’intimité de l’âme humaine, les angoisses, le sentiment d’encerclement, les luttes contre les adversités de l’existence, mais aussi la reconnaissance et la confiance quand le regard se détourne des profondeurs pour s’élever vers Dieu.

    J’ai passé des heures devant les pages – soulignées, surlignées, annotées – du premier volume. C’est dire avec quelle impatience j’attendais la publication française du second. Chacun des 150 psaumes fait l’objet d’une analyse approfondie à partir d’une étude exégétique sérieuse, laquelle permet au lecteur du XXIe siècle de goûter à la saveur du texte biblique original, parfois un peu obscur à ses yeux. Sa méditation s’en trouve de la sorte enrichie. Le recueil des Psaumes est souvent vu comme le cœur de la Bible. La vie et ses tracas y sont décrits, mais l’être humain n’est pas livré au hasard des circonstances, puisque placé devant Dieu. Ainsi, Kidner ouvre le Psaume 128 avec le sous-titre « Paix » : « Les bénédictions tranquilles d’une vie réglée sont décrites depuis leur centre jusqu’à leur aboutissement dans ce psaume qui envisage d’abord l’homme pieux, ensuite sa famille et enfin tout Israël. Voici la simple piété avec ses fruits caractéristiques : la stabilité et la paix. »

    Tout au long de ses deux ouvrages, Derek Kidner introduit le lecteur à la poésie hébraïque. Il lui fait rencontrer les auteurs des Psaumes (David, bien sûr, qui en composa 73 sur les 150 du recueil, mais aussi Salomon, les fils de Qoré, Asaph, Moïse…) ; il l’initie aux termes techniques propres aux Psaumes ; il ouvre pour lui les notes liturgiques si poétiques (« Biche de l’aurore », « Colombe des térébinthes lointains »…) ; il décrit les épisodes de la vie du roi David mentionnés dans les suscriptions ; il dessine la perspective messianique (impossible de méditer les Psaumes et de lire l’Ancien Testament sans y voir le Christ… ce serait passer à côté de l’essentiel, et rater l’exercice !). Kidner analyse les ressemblances entre le magnifique chant de la création du Psaume 104 et l’Hymne au soleil du pharaon Akhénaton (XIVe siècle av. J.-C.). Inspirant !

    Psaumes 73 à 150 s’inscrit dans la série Commentaire évangélique de la Bible publiée par Edifac, les éditions de la Faculté libre de théologie évangélique de Vaux-sur-Seine, en France. Si l’étude de Derek Kidner est consistante, elle reste tout à fait accessible à un large public qui cherche à approfondir la connaissance du texte biblique. Les Psaumes n’expriment-ils pas la louange envers le Dieu créateur et rédempteur ? Gloria in Excelsis Deo !

     

  • Edouard de Montmollin

    J'apprends le décès du pasteur Edouard de Montmollin, qui servit au temple Saint-Pierre de Genève. Il fut actif à la Société évangélique de Genève. Un homme chaleureux, aux fortes convictions calvinistes. Je n'oublie pas le dîner partagé à sa table lors du vingt-cinquième anniversaire de la Faculté Jean Calvin d'Aix-en-Provence, en 1999.

    Que Dieu soutienne sa famille dans ces heures de séparation et lui apporte la consolation dans l'espérance de la résurrection en ce temps de Pâques..