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14/02/2013

Le Cantique des cantiques

Au fil de mes lectures, ce dimanche qui précède la Saint-Valentin (n’y voyez aucune intention de calendrier liturgique !), j’ouvre une revue d’étudiants en théologie parue en 1989 et je tombe sur une contribution de Max Engammare, alors boursier de l’Institut d’histoire européenne de Mayence, aujourd’hui directeur des Editions Droz. La Tribune de Genève a fait état, tout récemment, de la publication, sous la direction de Max Engammare, de sermons de Jean Calvin sur le livre du prophète Esaïe découverts dans la bibliothèque d’une paroisse de Londres. Pour cette raison, ma curiosité a été attirée par l’article qu’il a écrit pour la revue Hokhma, sous le titre « Les colombes de tes yeux. L’utilisation réformée et contemporaine du Cantique des cantiques ». Décidément, l’éditeur genevois doit aimer l’hébreu de l’Ancien Testament !

 

Max Engammare cite Karl Barth, qui consacre plusieurs dizaines de pages de sa Dogmatique (26 volumes !) au Cantique des cantiques. Et quelle citation ! Une perle : « On ne doit pas souhaiter que ce livre [le Cantique] ne soit pas dans le canon [biblique], ni faire comme s’il n’y était pas. » Pourquoi ignorer ce chant de l’amour ? Ou passer à côté ? Ou faire comme s’il n’existait pas ou n’était pas digne d’un écrit sacré ? En français, les mots y sont prenants, mais ils sont torrides dans l’hébreu de Salomon le sage, à qui ils sont attribués.

Le Cantique des cantiques, belle lecture pour les amoureux !