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06/03/2016

Décès de Nancy Reagan

Respect pour la mémoire de Nancy Reagan, veuve du président Ronald Reagan, décédée à l'âge de 94 ans. Une First Lady de grande classe, élégante et très proche de son mari gouverneur de Californie puis président des Etats-Unis de 1981-1989.

24/02/2016

Touche pas à mon accent!

circonflexe 1.JPGBalade à deux, ce lundi matin, dans une ville de Suisse romande. Douceur printanière, atmosphère détendue. La plupart des boutiques sont encore fermées, charme d’un fédéralisme où chaque canton organise la vie de ces citoyens sans attendre des directives ministérielles « descendues » de la capitale. Fin de matinée, les cours sont suspendus et les étudiants sortent des collèges, frites, burgers et gobelets de soda à la main. La ville est universitaire, on y vient de loin pour acquérir le savoir. Le passant entend de l’allemand, Hochdeutsch susurré.

Une vitrine affiche, en belles lettres capitales : « COIFFURE TÊTE NOIRE ». Dans mon esprit flotte depuis quelques jours les rumeurs de la guerre de l’accent circonflexe. Guerre civile. Guerre de civilisation pour d’aucuns. Dans un souci d’apaisement, j’image TÊTE sans l’accent circonflexe. Arraché, guillotiné par le bourreau de l’orthographe révolutionnaire. Je pense au passant, qui lit : « COIFFURE TETE NOIRE ». TETE ? Un acronyme pour résumer une raison sociale ? Ou encore… Je n’ose écrire ici ce qui me vient à l’esprit et que je ne peux m’empêcher d’exprimer alors à haute voix…

Une simple balade dans une charmante cité romande réveille en moi le désir de défendre la langue, la belle langue, le français. Touche pas à mon accent, qu’il soit aigu, grave ou circonflexe ! Si l’écriture ne vise plus à être compris, autant revenir à la tradition orale. Mais, dites-moi, comment prononcer « coiffure tete noire » ? De quoi cogiter encore chez les experts et dans les cabinets ministériels parisiens (comme si  la langue, c’était Paris). Merci, l’Académie !

(photoG)

07/02/2016

Service TGV pour Stan

blog 1.JPGOn connaissait la Coupe Davis à Palexpo, l’Open de Genève aux Eaux-Vives. Depuis vendredi 5 février 2016, on a le championnat de ping-pong Lyria de Cornavin. Vous n’en avez pas entendu parler ? Dommage pour vous, car l’invitation était tout public pour assister à cette compétition avec un champion helvétique de renom, Stan Wawrinka. Notre Stan national affrontait, sur une très minitable de ping-pong, six jeunes lauréats d’un concours dans le hall historique de la gare de Cornavin de Genève. Sérieux ?

Oui, sérieux. Petit historique de ce « championnat » sympathique, qui a attiré vendredi, sur le coup de midi, un public nombreux, toutes générations confondues, sans parler des enfants (et pas seulement, croyez-moi !) extatiques devant le numéro 4 mondial du tennis professionnel jouant d’une petite raquette, ni des voyageurs pressés et chargés de bagages, étonnés devant un tel spectacle dans une grande gare. Avec, bien sûr, le juge de chaise au micro, tablette électronique en main, les phrases courtes mais décisives : « Balle trop longue, Wawrinka… » Pas habituel, bien sûr, dans ce  lieu et à cette heure de pointe. Mais tellement agréable, un de ces moments de franche amitié entre gens qui ne se connaissaient qu’à la faveur des réseaux sociaux et qui sympathisent en se reconnaissant.

Roland-Garros, 7 juin 2015. Dans ce tournoi parisien du grand chelem, balle de match et le géant Djokovic est terrassé… L’incroyable est fait, notre Vaudois a gagné ! Une idée naît alors dans l’esprit des dirigeants de la compagnie Lyria, société d’exploitation des trains à grande vitesse (TGV) franco-suisses : demander à Wawrinka d’être l’ambassadeur de TGV Lyria. Stan, la volonté, la précision, la persévérance, la recherche de l’exploit, comme le relevait un communiqué de la compagnie. « Malgré ses succès, il a su rester humble », observe le directeur de la compagnie qui accompagnera le champion dans ses prochains tournois, notamment le Geneva Open et les Swiss Indoors de Bâle.

Wawrinka, « Stan the Man », c’est la modestie et la classe, habillé ce vendredi à Cornavin d’un élégant costume anthracite, écharpe avec un « S » bien en évidence nouée autour du cou. Sans doute une certaine timidité, mais une gentillesse apparente, une grande disponibilité, de la patience. Quand Xavier, le premier concurrent de Stan, se fait attendre, appelé à plusieurs reprises au micro, nulle marque d’impatience du numéro 4 mondial. A la fin de la démonstration, petite bousculade en quête d’autographes et de selfies. Les organisateurs s’énervent, gesticulent : « Dégagez le passage ! » Stan, lui, est ravi. Il s’arrête, sourit, signe, prend son temps, pour le plus grand plaisir de ses fans.

La compagnie Lyria pouvait-elle rêver d’un meilleur ambassadeur ? A l’heure où la nervosité brouille si souvent la communication entre Paris et le « reste de la France et du monde », la réponse est claire : non ! Saluons ce partenariat que certaines personnes mal intentionnées se hâteront de qualifier de « coup de pub » ! C’est bon pour le développement des transports par le rail. C’est bon pour les villes de Suisse qui hébergent des tournois de tennis (Genève, Bâle, Gstaad). C’est bon pour les échanges entre Genève et Paris, bien plus agréables en TGV que sur la route.

Joli moment, vendredi à Cornavin. Merci Lyria. Merci Stan !

PhotoG