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07/02/2016

Service TGV pour Stan

blog 1.JPGOn connaissait la Coupe Davis à Palexpo, l’Open de Genève aux Eaux-Vives. Depuis vendredi 5 février 2016, on a le championnat de ping-pong Lyria de Cornavin. Vous n’en avez pas entendu parler ? Dommage pour vous, car l’invitation était tout public pour assister à cette compétition avec un champion helvétique de renom, Stan Wawrinka. Notre Stan national affrontait, sur une très minitable de ping-pong, six jeunes lauréats d’un concours dans le hall historique de la gare de Cornavin de Genève. Sérieux ?

Oui, sérieux. Petit historique de ce « championnat » sympathique, qui a attiré vendredi, sur le coup de midi, un public nombreux, toutes générations confondues, sans parler des enfants (et pas seulement, croyez-moi !) extatiques devant le numéro 4 mondial du tennis professionnel jouant d’une petite raquette, ni des voyageurs pressés et chargés de bagages, étonnés devant un tel spectacle dans une grande gare. Avec, bien sûr, le juge de chaise au micro, tablette électronique en main, les phrases courtes mais décisives : « Balle trop longue, Wawrinka… » Pas habituel, bien sûr, dans ce  lieu et à cette heure de pointe. Mais tellement agréable, un de ces moments de franche amitié entre gens qui ne se connaissaient qu’à la faveur des réseaux sociaux et qui sympathisent en se reconnaissant.

Roland-Garros, 7 juin 2015. Dans ce tournoi parisien du grand chelem, balle de match et le géant Djokovic est terrassé… L’incroyable est fait, notre Vaudois a gagné ! Une idée naît alors dans l’esprit des dirigeants de la compagnie Lyria, société d’exploitation des trains à grande vitesse (TGV) franco-suisses : demander à Wawrinka d’être l’ambassadeur de TGV Lyria. Stan, la volonté, la précision, la persévérance, la recherche de l’exploit, comme le relevait un communiqué de la compagnie. « Malgré ses succès, il a su rester humble », observe le directeur de la compagnie qui accompagnera le champion dans ses prochains tournois, notamment le Geneva Open et les Swiss Indoors de Bâle.

Wawrinka, « Stan the Man », c’est la modestie et la classe, habillé ce vendredi à Cornavin d’un élégant costume anthracite, écharpe avec un « S » bien en évidence nouée autour du cou. Sans doute une certaine timidité, mais une gentillesse apparente, une grande disponibilité, de la patience. Quand Xavier, le premier concurrent de Stan, se fait attendre, appelé à plusieurs reprises au micro, nulle marque d’impatience du numéro 4 mondial. A la fin de la démonstration, petite bousculade en quête d’autographes et de selfies. Les organisateurs s’énervent, gesticulent : « Dégagez le passage ! » Stan, lui, est ravi. Il s’arrête, sourit, signe, prend son temps, pour le plus grand plaisir de ses fans.

La compagnie Lyria pouvait-elle rêver d’un meilleur ambassadeur ? A l’heure où la nervosité brouille si souvent la communication entre Paris et le « reste de la France et du monde », la réponse est claire : non ! Saluons ce partenariat que certaines personnes mal intentionnées se hâteront de qualifier de « coup de pub » ! C’est bon pour le développement des transports par le rail. C’est bon pour les villes de Suisse qui hébergent des tournois de tennis (Genève, Bâle, Gstaad). C’est bon pour les échanges entre Genève et Paris, bien plus agréables en TGV que sur la route.

Joli moment, vendredi à Cornavin. Merci Lyria. Merci Stan !

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05/07/2015

Parcs et jardins: cyclistes, pied à terre !

affiche vg cyclos.JPGNos amis cyclistes sont des fan(atique)s de mobilité douce. Pour eux, rien de plus détestable qu’un véhicule à moteur, son bruit, ses gaz d’échappement, la place occupée pour le parquer. Ils n’ont pas toujours tort, mais quand même… Ce premier dimanche de juillet, j’ai vu une maman sur son vélo, bébé à l’arrière et, devant elle, comme une grande, roulait la sœur aînée (petite) sur un joli vélo rose. Où ? Sur un chemin de campagne ? Non, sur une artère de grande circulation de la ville de Genève, par endroits rétrécie pour cause de travaux. L’image avait son côté sympathique, mais j’ai tout de même frémi pour les deux gamins.

Dans notre cité, des habitantes et habitants aiment marcher calmement. Tenez, dans un parc, par exemple, un dimanche que les prévisionnistes qualifient de caniculaire ! C’était notre choix ce matin. Direction Conservatoire et Jardin botaniques. Des couleurs. Des senteurs. Des ombres et des lumières, un paon un peu paresseux mais qui se plaisait à toiser les passants. Un crapaud, dans une mare, au milieu de la fraîcheur des feuilles de nénuphars. Que la création est belle ! Les artistes du Service des espaces verts de la Ville de Genève ont même aménagé un espace « Plantes & Spiritualités », propice à la méditation et à la contemplation reconnaissante des œuvres du Créateur.

Mais ce lieu de paix n’est pas absent de tout risque. Pas de grands dangers ici, mais mieux vaut ouvrir un œil sur une réalité bien terre à terre : un vélo peut nous surprendre… Pourtant, à l’entrée du jardin, le Service de l’aménagement urbain et de la mobilité de la Ville de la Ville a pris soin de placer une belle affiche grand format. « Ici, l’espace est réservé aux piétons. Les cyclistes mettent pied à terre. » L’homme de l’affiche donne l’exemple, il pousse son vélo. Son sourire engageant inspire confiance. En bandoulière, il porte un sac au logo évocateur : « J’aime les piétons. » Ce matin, j’ai partagé un sentiment de sympathie pour le cycliste.

Sentiment bref, toutefois. A peine engagés dans le petit bois frais du parc, histoire de quelques dizaines de mètres, nous croisons une cycliste. Elle marche en poussant son engin. Puis elle remonte sur sa bécane et repart, fière d’elle. La mobilité douce est une belle idée, peut-être l’entrée dans l’utopie. Sympathique. Mais dans un parc comme les Jardin et Conservatoire botaniques, n’est-ce pas manquer de respect à l’égard des artistes des espaces verts de la Ville que d’ignorer l’invite d’une affiche si sympathique, « ici, l’espace est réservé aux piétons » ? Les piétons : des enfants, des bébés dans une poussette, des parents, des personnes à mobilité réduite. Les cyclistes n’ont pas tous les droits.

La mobilité douce, c’est le respect et les égards mutuels pour rendre agréable la vie de toutes et de tous dans la cité.

 

 

29/06/2015

Taxis genevois

Lundi 29 juin 2015, en fin de journée, à Genève, les taxis manifestent contre Uber. Belle pagaille dans une ville abonnée depuis trop longtemps à l'anarchie en matière de mobilité.

Sur le site internet de "20 minutes": "Les automobilistes ont vécu l’enfer (...)." Laissez-moi rire... et les usagers des transports en commun (qui laissent leur auto au garage), obligés, après une journée de travail, de finir à pied le trajet qui leur permettait de rentrer à la maison? Ils n'ont pas gagné des points, ce soir, les chauffeurs de taxi...

(En outre, ils ont l'outrecuidance de demander la démission du magistrat en charge de la Sécurité, Pierre Maudet.)