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29/05/2013

Et que font les correspondants à Roland-Garros ?

Pour une fois, pardonnez-moi, un billet d’humeur d’auditeurs du journal de 12h30 de la Radio romande. Ce mercredi après-midi, Roger Federer entre en scène à Roland-Garros. Savourant un délicieux steak accompagné d’un bon verre de vaudois, nous écoutons les nouvelles. A la voix du correspondant à Paris, nous posons la fourchette et nous donnons un peu de répit à nos mâchoires. Il parle du match en cours de deux joueuses sans doute talentueuses. Rien de plus normal. Et Roger ? De Roger, point. A grandes enjambées, on part à Montpellier, pour un « mariage » spécial. Autre gymnastique.

 

Alors, pourquoi un envoyé dit « spécial » de la radio romande à Paris ? Les Helvètes n’ont-ils pas le droit de se faire plaisir et de suivre leur champion ? Le jour où le Conseil fédéral nous concocte la « redevance radio-télé pour tous », l’attitude de la radio dite nationale passe mal.

 

Il fallait le dire. Bref, passons au café ! Avant de suivre le match de Roger dès 14h30, nous annonce la télévision romande.

06/05/2013

Du tennis!

Désespérant. Depuis quelques semaines, nous avons cherché à suivre Roger Federer et Stanislas Wawrinka au fil du déroulement du tournoi de tennis ATP, notamment à Indian Wells (Etats-Unis) et Estoril (Portugal). En outre, le tournoi de Madrid, qui débute ce lundi, n’apparaît pas dans les programmes de télévision de la semaine.

Quel sport, télécommande en main, pour chercher ce dimanche un live, comme aiment dire les gens de télévision, de la belle finale gagnée ce dimanche par Wawrinka à Estoril ! Au fil des chaînes, nous avions du football, du hockey, du rugby, du cyclisme et, en guise de finale sur herbe, un combat de reines, avec le couronnement de « Cobra », 700 kilos tout de même ! Ma femme aurait préféré Stan.

Si la vocation des télévisions locales est bien de refléter les manifestations du cru, que dire de la télévision suisse, chaîne nationale s’il en est, qui « oublie » un champion qui défend avec style et acharnement les couleurs du tennis helvétique ? Le service dit public de chez nous (donc la Radio Télévision Suisse) veut-il jeter les amateurs de tennis dans les bras des réseaux payants de l’internet ? C’est à croire. Mais que dire alors du paiement de la redevance, à laquelle nous sommes tous astreints ?

Qui paie… a droit à quelques explications de la part des programmateurs des télévisions. Merci. 

21/01/2013

La neige, quelle aubaine !

La neige, quelle aubaine… pour les télévisions françaises ! Ainsi, dimanche soir 20 janvier, dans le 20 heures de Claire Chazal, nous attendions le traitement de l’actualité dramatique du week-end après le carnage de la prise d’otages dans le Sahara. Patience, téléspectateur ! La neige, le froid, les imprudents de la route malgré les avertissements, le verglas, le train à grand vitesse mis au ralenti, toutes ces contrariétés hivernales ont pris le dessus. Il est vrai que, normalement, la neige ne devrait plus tomber en hiver, puisque le climat se réchauffe.

 

Nous le voyons, la Suisse n’est pas seule à subir le rythme sélectif du développement de l’actualité imposé par les animateurs de la radio-télévision d’Etat. La neige, quelle aubaine pour hiérarchiser l’actualité ! Elle dépose son manteau opaque sur les errements du gouvernement et sur l’embardée solitaire dans les déserts d'Afrique (malgré l'Europe, déesse de tous les discours convenus), avec ses conséquences meurtrières et sanglantes dont il vaut mieux ne pas trop parler. Avec un autre président (sans doute pas aussi normal que François Hollande), je vous laisse imaginer le déferlement médiatique sur une telle déroute, malgré un hiver tout à fait normal.

 

Pourtant, la téléspectatrice et le téléspectateur financent (par une taxe librement choisie et qu’ils paient avec délectation… sans parler de la publicité et de l’argent du contribuable) un « message » plutôt que l’information qu’ils sont en droit d’attendre.

Mesdames et Messieurs les animateurs des médias publics, nous en avons assez !