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15/05/2013

Marie

La Suisse romande est sous le coup de l'émotion et de la révolte, après l'enlèvement et l'assassinat de Marie. 

 

Ces lignes n'ont pas pour objet d'ajouter un commentaire au sujet de l'auteur de cet acte abominable, un récidiviste en liberté. Ce débat sera nécessaire et il appartient à la justice et aux politiques de ce pays.

 

Je suis bouleversé. Marie est la fille du pasteur réformé de Villars-sur-Ollon. J'ai côtoyé ce serviteur de l'Eglise vaudoise et nous avons des amis communs. Il a exercé son ministère à Estavayer-le-Lac, à Aix-en-Provence, à Paris, et maintenant dans le Chablais vaudois.

 

Lui exprimer simplement, à lui et à son épouse, notre profonde sympathie chrétienne. Nos prières les accompagnent.

 

28/01/2013

Pendant six jours, tu feras tous tes achats. Le septième, tu te reposeras

Les Chambres fédérales ont adopté une nouvelle loi, dont la paternité revient au conseiller national genevois Christian Lüscher, aux termes de laquelle les stations-service auront la liberté de vendre une gamme complète d’articles et des produits frais entre 1 heure et 5 heures du matin, ainsi que le dimanche. Une nouvelle brèche est ouverte dans une loi sur le commerce qui n’est pas toujours appliquée avec toute la rigueur voulue et un pas est franchi en direction d’une libéralisation généralisée des horaires pour tous les commerces, le soir et le dimanche. Inacceptable !

 

A tel point inacceptable qu’un référendum a été lancé par l’Alliance pour un dimanche sans travail, qui réunit, outre la gauche politique et les syndicats déjà attendus, des représentants des Eglises (protestantes et catholique), le parti évangélique suisse, la Société suisse de médecine du travail et la Ligue suisse des femmes catholiques. Toutes ces organisations ont jusqu’au 7 avril 2013 pour récolter les 50 000 signatures nécessaires pour l’organisation d’un scrutin populaire.

Des médecins sont engagés dans ce combat, car il y va de la santé du personnel de vente et de l’équilibre des familles, menacé par l’extension du travail nocturne. Les Eglises descendent dans l’arène, car il y va de l’équilibre de la personne humaine et de son épanouissement spirituel.

On prétend, bien sûr, que les temps ont changé, ce qui est l’évidence. On consomme autrement, d’accord. Mais je constate aussi que l’on travaille autrement ! Les horaires sont flexibles (en particulier dans notre Cité genevoise). Autour d’un pivot central d’heures, la journée peut commencer plus tard et se terminer plus tôt. Cet aménagement du temps dû à l’employeur laisse un espace de liberté pour « faire ses courses », ou simplement s’attarder dans les magasins.  

Vous me direz, et en soi vous n’avez pas tort, que cette libéralisation des heures d’ouverture des boutiques des stations-service est peu de chose. Mais il faut toujours prévoir le coup d’après ! Il ne serait pas impensable que certains milieux économiques aient d’autres cartouches dans leur sac. Une motion a été déposée au Conseil des Etats en vue de l’ouverture des magasins de 6 heures à 20 heures tous les jours de la semaine, avec un petit cadeau toutefois pour le samedi : fermeture à 19 heures…

Sur un plan tout à fait pratique, je me demande si ceux qui veulent absolument des magasins ouverts le dimanche ne seraient pas les derniers à s’y rendre. J’ai observé que les nocturnes genevoises n’attirent pas grand monde. Plusieurs commerçants n’ont jamais engagé leur boutique dans cette voie et ils n’ont sans doute pas à s’en plaindre. Pour le personnel de vente que j’ai côtoyé dans plusieurs magasins de la Cité, l’extension des horaires n’est absolument pas créatrice d’emplois.

Retenez bien cette date : le délai référendaire est fixé au 7 avril, dans dix semaines. Le temps presse !

 

15/01/2013

Christian Varone honoré par le roi des Belges

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Au nom du roi Albert II, l’ambassadeur de Belgique vient d’honorer les secouristes de la tragédie de Sierre du 13 mai 2012, laquelle fit 28 morts, dont 22 enfants d’une douzaine d’années, et 24 blessés. Au premier rang des personnes distinguées figure le commandement de la police cantonale valaisanne, Christian Varone.

Christian Varone est candidat du parti libéral-radical au Conseil d’Etat. La campagne (comme toute campagne digne de ce nom en Valais) est acharnée. Mais le citoyen de Savièse doit faire face à une campagne plus redoutable encore que celle des caves aux murs de bois brut, des bistrots ou des blogs ravageurs de l’internet, où se règlent les comptes secrets et anonymes. Cette campagne vient de Turquie, où le commandant a eu l’heureuse idée de conduire sa famille en vacances en été 2012, pour un tourisme aux sources regorgeant d’histoire. Mais, sur un chemin d’Antalya, se dressa la pierre d’achoppement, ce petit rocher de scandale malencontreusement ramassé… Pièce archéologique d’une quelconque valeur ? Personne, ici, ne le sait. La justice du lieu semble même s’y perdre, ou hésiter.

Faut-il dès lors condamner Varone ? Lui fermer la porte du gouvernement de son canton ? Les électeurs valaisans, et eux seuls, répondront le 3 mars 2013. Sa campagne électorale a bien démarré, orchestrée par le très prometteur Philippe Nantermod. Ses propositions ne manquent pas pour redonner du souffle au canton et apporter au Conseil d’Etat une touche de classe et de finesse.

Distingué ce lundi dans les salons de l’ambassade de Belgique à Berne, Christian Varone honore son canton et cet honneur rejaillit sur tous ses compatriotes Confédérés. Le 13 mars 2012, son courage, sa maîtrise des événements dramatiques qui ont endeuillé la Belgique et bouleversé une partie de l’Europe ont révélé l’homme. Non pas l’homme des coups d’éclat, mais de la discrétion et de l’attachement à des valeurs qui nous sont chères.

Monsieur Varone, puissent les portes du Palais du gouvernement du Valais s’ouvrir devant vous ! Vous êtes digne de la fonction et digne de la confiance de vos concitoyennes et concitoyens.