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26/01/2014

Oui, Stan pouvait gagner !

SANY0017.JPGDimanche 26 janvier 2014, début de matinée sur France-Info : « Le Suisse Wawrinka ne peut pas gagner contre Nadal… » Le ton du journaliste était définitif, sans appel. Il savait et il avait déjà fait le match.

 

Le match fut haletant, un de ces grands moments de tennis qui tient en haleine tout un peuple, et davantage encore. Le départ en conquérant du Vaudois, les premières grimaces de Nadal, le soigneur et de longues minutes au vestiaire. « Il faudra bien qu’on nous explique », se hasarde le commentateur du journal de la télévision romande au 12:45. Un sursaut du Majorquin, une déstabilisation momentanée de Stan et, enfin, le quatrième set. Il l’a fait ! Ovation prolongée.

Et pourquoi Wawrinka ne pouvait-il pas gagner ? Les commentateurs parisiens devront cesser leur petit jeu de décideurs du sport. Marre de cette arrogance hexagonale, de ce mépris du pays voisin et ami, de cette suffisance. Avec ma femme, nous faisons partie de ceux qui le suivent et qui pensaient qu’il pouvait gagner. Pas parce qu’il est Suisse, mais parce qu’il a fait un véritable travail d’Helvète sur lui-même depuis une année. J’ai suivi les compétitions de Melbourne 2014 ; j’ai vu son parcours et de quelle manière il a éliminé les meilleurs. Il est rare que le sport m’émeuve, mais, ce matin, Stan m’a ému. Son jeu était sublime, malgré les accrocs du crazy match. J’ai partagé la joie de sa famille, de ses entraîneurs, la joie de milliers de fans. J’ai partagé les larmes du vainqueur, humble, égal à lui-même. « Je ne sais pas si je rêve… je verrai demain matin », dit-il, l’émotion à peine contenue, avant de brandir le trophée si mérité.

 

Les radios françaises peuvent baisser le son et cesser de faire la loi avant le jeu. Henri Leconte, lui, l’ancienne gloire du tennis de France, a vu juste : « Wawrinka peut gagner ! » Il a gagné. Bravo le Vaudois ! Merci Stan !

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13/12/2013

Didier Burkhalter: trompeuses, les apparences

Après Ueli Maurer, le président normal (normal au sens helvétique du terme, modeste et proche des gens, traçant son sillon dans la terre du pays), voici l’année présidentielle de Didier Burkhalter. Un autre style, sinon un style, fait de sobriété et de discrétion.didier et sabine.jpg

 

Quand il est élu au Conseil fédéral, le 16 septembre 2009, une autre façon d’exprimer la politique fait son entrée au gouvernement helvétique. On peut espérer le calme après les tempêtes, les coups, les provocations verbales, les attaques frontales des années précédentes, les déchirements entre ministres. On respire une brise légère de calme, de sérénité. Bref, une atmosphère propice à la réflexion plutôt que les coups de gueule.

« Il est triste… il est gris… il est dépourvu de charisme… » Que n’a-t-on pas lu et entendu sur le nouveau conseiller fédéral ? Pourtant. Lorsqu’il passe du Département de l’intérieur aux Affaires étrangères, un matin du mois de décembre 2009, beaucoup ont pensé à un autre Neuchâtelois, Max Petitpierre, inégalé jusqu’à ce jour dans le rôle de chef de la diplomatie helvétique. Nul doute que Didier Burkhalter arrive au bon moment et à la bonne place pour exprimer la voix de la Suisse dans le monde et pour donner à nos affaires étrangères ce ton mesuré qui leur convient.

Dépourvu de charisme ? Et si le charisme était autre chose qu’une question d’image ? Il suffisait de voir notre futur président fêté par son canton, ce jeudi 12 décembre. Simplicité, sérénité, sourires, attentions pour l’entourage. Ainsi, lorsqu’il se retourne brusquement, interrompant une conversation, pour se diriger vers l’un de ses prédécesseurs, Pierre Aubert (un autre Neuchâtelois), et échanger avec lui des mots visiblement empreints de sympathie.

Impossible, en parlant de Didier Burkhalter, de ne pas évoquer sa famille et sa femme, Friedrun Sabine. Nous ne l’appellerons pas First Lady, mais elle fera sans doute mieux qu’une première dame. Elle ne jouera pas un rôle. Nous apprécions à sa juste valeur ce couple qui représentera notre pays avec simplicité et élégance. Comme il le fait déjà, puisque Madame accompagne le chef du Département des affaires étrangères dans ses déplacements.

 

Peut-on rire à Neuchâtel ? « J’espère bien qu’on puisse rire à Neuchâtel ! » répond le président Burkhalter, qui a parlé de banquet républicain à l’occasion de la fête que son canton lui réservait ce jeudi soir. Le vice-président du gouvernement cantonal a eu cette phrase, délicieuse : « Didier est autant rigolo qu’il peut paraître austère… » Trompeuses, les apparences… Malheur à qui s’y fie.

19/11/2013

NON, OUI, NON

A voté !

Un non du bon sens à 1:12.

Un oui du cœur à l’initiative pour les familles : déductions fiscales aussi pour les parents qui gardent eux-mêmes leurs enfants.

Un non de la raison à une vignette autoroutière à 100 francs.