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13/12/2013

Didier Burkhalter: trompeuses, les apparences

Après Ueli Maurer, le président normal (normal au sens helvétique du terme, modeste et proche des gens, traçant son sillon dans la terre du pays), voici l’année présidentielle de Didier Burkhalter. Un autre style, sinon un style, fait de sobriété et de discrétion.didier et sabine.jpg

 

Quand il est élu au Conseil fédéral, le 16 septembre 2009, une autre façon d’exprimer la politique fait son entrée au gouvernement helvétique. On peut espérer le calme après les tempêtes, les coups, les provocations verbales, les attaques frontales des années précédentes, les déchirements entre ministres. On respire une brise légère de calme, de sérénité. Bref, une atmosphère propice à la réflexion plutôt que les coups de gueule.

« Il est triste… il est gris… il est dépourvu de charisme… » Que n’a-t-on pas lu et entendu sur le nouveau conseiller fédéral ? Pourtant. Lorsqu’il passe du Département de l’intérieur aux Affaires étrangères, un matin du mois de décembre 2009, beaucoup ont pensé à un autre Neuchâtelois, Max Petitpierre, inégalé jusqu’à ce jour dans le rôle de chef de la diplomatie helvétique. Nul doute que Didier Burkhalter arrive au bon moment et à la bonne place pour exprimer la voix de la Suisse dans le monde et pour donner à nos affaires étrangères ce ton mesuré qui leur convient.

Dépourvu de charisme ? Et si le charisme était autre chose qu’une question d’image ? Il suffisait de voir notre futur président fêté par son canton, ce jeudi 12 décembre. Simplicité, sérénité, sourires, attentions pour l’entourage. Ainsi, lorsqu’il se retourne brusquement, interrompant une conversation, pour se diriger vers l’un de ses prédécesseurs, Pierre Aubert (un autre Neuchâtelois), et échanger avec lui des mots visiblement empreints de sympathie.

Impossible, en parlant de Didier Burkhalter, de ne pas évoquer sa famille et sa femme, Friedrun Sabine. Nous ne l’appellerons pas First Lady, mais elle fera sans doute mieux qu’une première dame. Elle ne jouera pas un rôle. Nous apprécions à sa juste valeur ce couple qui représentera notre pays avec simplicité et élégance. Comme il le fait déjà, puisque Madame accompagne le chef du Département des affaires étrangères dans ses déplacements.

 

Peut-on rire à Neuchâtel ? « J’espère bien qu’on puisse rire à Neuchâtel ! » répond le président Burkhalter, qui a parlé de banquet républicain à l’occasion de la fête que son canton lui réservait ce jeudi soir. Le vice-président du gouvernement cantonal a eu cette phrase, délicieuse : « Didier est autant rigolo qu’il peut paraître austère… » Trompeuses, les apparences… Malheur à qui s’y fie.

19/11/2013

NON, OUI, NON

A voté !

Un non du bon sens à 1:12.

Un oui du cœur à l’initiative pour les familles : déductions fiscales aussi pour les parents qui gardent eux-mêmes leurs enfants.

Un non de la raison à une vignette autoroutière à 100 francs.

12/09/2013

Le podium du bonheur

L’autre jour, la Suisse figurait en troisième place sur le podium mondial du bonheur, précédée par le Danemark et la Norvège.  Belle remontée : en un an, notre pays a gagné trois places et décroche en 2013 la médaille de bronze ! A titre de comparaison, les Etats-Unis sont en dix-septième position. Parmi les critères de sélection figure l’emploi. En la matière, les statistiques plaident en faveur de la Suisse, avec son faible taux de sans-emploi par rapport à ses voisins, particulièrement ceux de la zone euro.

Il est à relever que les trois pays qui montent sur le podium des olympiades du bonheur, le Danemark, la Norvège et la Suisse, ne font pas partie de la zone de la monnaie unique européenne. Faible taux de chômage, certes, même si un chômeur sera toujours un chômeur de trop. On l’a dit et redit, mais il convient de le répéter, la Suisse doit beaucoup à son système de formation duale. En Suisse, la possibilité est offerte à un jeune de s’engager dans un cursus de formation où il partagera son temps entre l’entreprise et l’école professionnelle ou commerciale ; 70% des jeunes suivent ce type d’apprentissage au sortir de l’école obligatoire. Le passage dans la vie réelle est garanti, avec ce qu’il implique de satisfactions et d’épanouissement dans l’apprentissage d’un métier, plutôt que de poursuivre des études aux débouchés incertains. La formation peut être d’un haut niveau et conduire à des études supérieures, grâce à la filière maturité professionnelle. La gamme de métiers offerte par la formation duale concerne, paraît-il, plus de deux cents formations ! Excusez du peu !

Autre lecture et point de comparaison. Ce mercredi, on lit sur la page « Education » du site internet du Nouvel Observateur le témoignage d’un père de France qui, en désespoir de cause, a adressé un courriel au président de la République. Il lance un appel désespéré pour son fils de 16 ans, Julien, qui cherche une place d’apprentissage. Il voudrait être paysagiste, mais il trouve partout porte close. Ce printemps ‒ espoir ! ‒ une entreprise est trouvée, mais une lacune juridique insignifiante conduit à l’annulation du contrat d’apprentissage.

 

La formation duale est-elle le secret du bonheur pour un pays ? Ce serait sans doute aller un peu loin, mais elle y contribue assurément ! En ce temps d’élections en république genevoise, plaçons la formation des jeunes au sortir de la scolarité obligatoire parmi nos priorités ! Des candidats, par leur parcours professionnel et mus par leur sensibilité, sont particulièrement engagés en faveur de l’apprentissage et de sa valorisation. Ils seront en bonne place sur ma liste !