11 9 1950 citoyen jmg

11/07/2014

Football: pari pour une finale

« Monsieur voudra regarder le match… » L’accueil est aimable et sympathique, sur cette terrasse d’un petit restaurant du cours Saleya de Nice, lieu du marché (les légumes, les fruits et les fleurs), à deux pas de la mer, de la préfecture des Alpes-Maritimes et de la mairie de la ville. Le match… je n’y avais pas vraiment songé mais, une fois encore, comme à chaque grande coupe (d’Europe, du monde), je me laisse prendre au jeu. Ce dimanche 8 juillet 1990, finale de la Coupe du monde de football, à Rome.

 

La soirée azuréenne est belle et nous avons envie d’un petit resto et de bon temps. Sans m’en rendre compte, je tourne le dos à l’écran du téléviseur, mais l’invitation de la patronne me remet vite dans le bon sens ! Elle pense peut-être s’adresser à un amateur de foot : « Qui gagnera ? » Partial, un peu excité, je réponds : « L’Allemagne ! » Il me semble même avoir donné le score.

Le gagnant fut… l’Allemagne, avec un but contre l’Argentine, belle revanche de la Mannschaft après sa défaite contre la même équipe quatre ans plus tôt ! Sur la route du retour, nous nous sommes laissé emporter par le flot des klaxons sur la longue promenade des Anglais qui longe le littoral.

 

Dimanche 13 juillet 2014, nouvelle rencontre des Allemands avec l’Argentine. Impossible de rater le rendez-vous. J’ose un pari : victoire de l’Allemagne ; un pronostic : 2-1. Bon dimanche !

14/05/2014

Beau geste

Il est des moments où les désagréments des heures de pointe dans les transports en commun sont oubliés. Ainsi ce mercredi, un peu après midi, sur la ligne 10 direction aéroport. Une jeune femme monte dans le long véhicule, canne de non-voyante à la main ; elle reste debout, comme désemparée au milieu de voyageurs pressés de rentrer chez eux à l’heure du déjeuner. D’autres, plus rapides, se sont déjà précipités sur les rares places assises encore libres.

 

Le bus ne repart pas… D’un bond, le chauffeur se lève, dit à la personne en difficulté qu’elle trouvera une place ; il s’adresse à une jeune fille qui, dans sa course au siège vide, n’avait pas regardé derrière elle, en toute innocence sans doute. Il lui demande de laisser sa place, ce qu’elle fait volontiers. Une dame aidera la non-voyante à rejoindre le siège.

Le beau geste de l’agent des transports publics mérite d’être relevé et salué, sinon plus. Dans le stress d’un travail pénible dans la circulation de la ville, il a vu la personne faible, il a pris le temps de l’aider. L’autre jour, des usagers ricanaient à l’énoncé des correspondances à chaque arrêt (3, 10, 12, 14, et j’en oublie), irrités sans doute. Ont-ils une seconde pensé aux voyageurs pour qui ces annonces sont une aide précieuse?

 

A midi, je suis descendu de mon 10 en me retournant vers ce conducteur attentif. Notre regard s’est croisé. « Au revoir ! Merci, et bonne journée ! » Sa réponse fut claire et sonore. Il fallait le dire.

06/03/2014

Printemps genevois

Après une journée paisible consacrée à la mise au point du texte de la traduction en français d’un livre pour un éditeur de la place, le bureau ensoleillé encombré d’une pile de livres, d’une grammaire et, bien entendu, de l’ordinateur très réactif, je décide de descendre dans les Rues-Basses, histoire de boire une bière en lisant le dernier bouquin de Jean-Claude Guillebaud, sur lequel je reviendrai.

 

La fin de journée est douce. Le printemps arrive. J’avais déjà observé, le jour précédent, une intense activité sur les routes du secteur de l’aéroport, Salon international de l’auto oblige. Ce jeudi, la circulation me paraît plus intense. Naguère, l’ouverture du salon était marquée par la première apparition du jet d’eau. Rituel dépassé, les touristes peuvent l’admirer en toute saison.

La circulation, ce jeudi soir, est plus intense. Les motos se faufilent, les transports publics font de leur mieux. Une mamie s’agite à son volant, désignant d’un geste fâché la voiture qui lui barre la route, changeant de file. Mais tout semble rester bon enfant.

Le Salon de l’auto est ouvert. Il est promesse de merveilles de la technologie, l’esquisse du nouvel âge de la voiture. Je ne fais pas partie des « bagnolâtres », mais je suis épaté. On nous promet un nouvel élan de la vente de voitures. Nos voisins de Franche-Comté et du Doubs, meurtris par la fermeture d’unités de production, ne s’en plaindront pas.

 

C’est le printemps de Genève. Un des plus grands salons de l’automobile du monde. Des visiteurs par milliers qui, après avoir admiré les belles mécaniques (électroniques), descendent dans notre ville. C’est la douceur de la nostalgie chère aux Genevoises et aux Genevois. Avec la douceur du soleil, à peine effleurée par une bise légère. Nous sommes à Genève.