11 9 1950 citoyen jmg

03/03/2017

Un plan B nommé Larcher ?

468735-gerard-larcher-637x0-2.jpgLa campagne présidentielle dérape en France. Elle perd la boule et la glissade vers l’aventure est dangereuse. La confusion est totale. Un peu comme les Ninivites de l’Antiquité, les politiques, les médias et bien des citoyens ne savent plus où est leur gauche et leur droite, et l’allusion n’est ici ni politique ni partisane, mais morale. Un mandat se termine dans l’a-normalité de la présidence : trahi et poussé hors de la course par les siens, le chef de l’Etat renonce à un nouveau quinquennat, sans toutefois rester absent de la lutte pour sa succession… l’Elysée est un bunker qui cache bien des manœuvres d’officine. Et voilà, comme par hasard (?), que Fillon, le candidat de la droite libérale, est en mauvaise posture. On s’agite dans son entourage pour le remplacer.

On parle de plan B. Un nom revient sur toutes les lèvres : Juppé, maire de Bordeaux, ancien premier ministre. Mais il a connu ses déboires devant les tribunaux, a dû renoncer à ses mandats, est allé se ressourcer dans l’enseignement au Québec. Depuis quelques heures, on cite un autre édile des républicains, Gérard Larcher. Il fait partie des quelques personnes engagées dans les consultations secrètes du principal parti de l’opposition. Le temps presse et le vainqueur haut la main des primaires de l’automne devra sans doute laisser sa place, au grand désarroi de nombreux Français.

Gérard Larcher est président du Sénat. Il fut ministre, excellent ministre du Travail de surcroît. Véritable républicain au sens historique de la République, homme de dialogue, il jouit d’une grande estime dans le monde politique. De confession réformée, il pourrait devenir le second parpaillot à entrer à l’Elysée, après Gaston Doumergue, président de 1924 à 1931. Larcher est sympathique, ce qui ne gâche rien. Il suffit de le regarder présider le Sénat lors des séances de questions au gouvernement. En cas de démission ou de décès du chef de l’Etat, le président du Sénat assure l’intérim. On se souvient d’Alain Poher, président intérimaire en 1969 (démission du général de Gaulle) et en 1974 (décès de Georges Pompidou). Larcher dans la course pour remplacer au pied levé un candidat empêché ? Il est permis d’y penser.