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05/07/2015

Parcs et jardins: cyclistes, pied à terre !

affiche vg cyclos.JPGNos amis cyclistes sont des fan(atique)s de mobilité douce. Pour eux, rien de plus détestable qu’un véhicule à moteur, son bruit, ses gaz d’échappement, la place occupée pour le parquer. Ils n’ont pas toujours tort, mais quand même… Ce premier dimanche de juillet, j’ai vu une maman sur son vélo, bébé à l’arrière et, devant elle, comme une grande, roulait la sœur aînée (petite) sur un joli vélo rose. Où ? Sur un chemin de campagne ? Non, sur une artère de grande circulation de la ville de Genève, par endroits rétrécie pour cause de travaux. L’image avait son côté sympathique, mais j’ai tout de même frémi pour les deux gamins.

Dans notre cité, des habitantes et habitants aiment marcher calmement. Tenez, dans un parc, par exemple, un dimanche que les prévisionnistes qualifient de caniculaire ! C’était notre choix ce matin. Direction Conservatoire et Jardin botaniques. Des couleurs. Des senteurs. Des ombres et des lumières, un paon un peu paresseux mais qui se plaisait à toiser les passants. Un crapaud, dans une mare, au milieu de la fraîcheur des feuilles de nénuphars. Que la création est belle ! Les artistes du Service des espaces verts de la Ville de Genève ont même aménagé un espace « Plantes & Spiritualités », propice à la méditation et à la contemplation reconnaissante des œuvres du Créateur.

Mais ce lieu de paix n’est pas absent de tout risque. Pas de grands dangers ici, mais mieux vaut ouvrir un œil sur une réalité bien terre à terre : un vélo peut nous surprendre… Pourtant, à l’entrée du jardin, le Service de l’aménagement urbain et de la mobilité de la Ville de la Ville a pris soin de placer une belle affiche grand format. « Ici, l’espace est réservé aux piétons. Les cyclistes mettent pied à terre. » L’homme de l’affiche donne l’exemple, il pousse son vélo. Son sourire engageant inspire confiance. En bandoulière, il porte un sac au logo évocateur : « J’aime les piétons. » Ce matin, j’ai partagé un sentiment de sympathie pour le cycliste.

Sentiment bref, toutefois. A peine engagés dans le petit bois frais du parc, histoire de quelques dizaines de mètres, nous croisons une cycliste. Elle marche en poussant son engin. Puis elle remonte sur sa bécane et repart, fière d’elle. La mobilité douce est une belle idée, peut-être l’entrée dans l’utopie. Sympathique. Mais dans un parc comme les Jardin et Conservatoire botaniques, n’est-ce pas manquer de respect à l’égard des artistes des espaces verts de la Ville que d’ignorer l’invite d’une affiche si sympathique, « ici, l’espace est réservé aux piétons » ? Les piétons : des enfants, des bébés dans une poussette, des parents, des personnes à mobilité réduite. Les cyclistes n’ont pas tous les droits.

La mobilité douce, c’est le respect et les égards mutuels pour rendre agréable la vie de toutes et de tous dans la cité.

 

 

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