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29/09/2013

Liberté de conscience, partout et pour tous! (2)

Naghmeh-Saeed-Abedini.jpgLes deux pays ne se parlaient plus depuis plus de trente ans. Le dernier contact remontait au début de l’année 1979. Mohammad Reza Pahlavi s’apprêtait à quitter son trône et son pays quand il reçut un appel du président Jimmy Carter. Depuis, silence radio entre les deux nations, silence troublé par les bruits d’une révolution dramatique et les menaces des disciples des ayatollahs sur les voisins proches et lointains.

L’autre jour pourtant, ce vendredi 27 septembre 2013, Barak Obama décroche son combiné et appelle Hassan Rouhani, le nouveau président iranien, en route pour l’aéroport John Fitzgerald Kennedy (dit JFK), au terme d’une visite de quatre jours aux Nations Unies. Par politesse, Obama déplore les embouteillages des autoroutes new-yorkaises, manière de briser la glace. Bien lui en a pris, le contact est renoué avec l’héritier de l’Empire perse. Outre les convenances d’usage, comme chez tous les grands et les petits de ce monde, l'entretien tourne essentiellement autour du problème nucléaire.

Mais la conversation a ses détours… le cœur des rois est habile ! De son bureau de la Maison-Blanche, Barak Obama plaide pour la libération de Saeed Abedini, marié et père de deux enfants, pasteur iranien emprisonné depuis une année dans les geôles du régime de Téhéran. Au retour d’un voyage aux Etats-Unis, il fut arrêté et interrogé au sujet de sa conversion au christianisme. On connaît le résultat : prison et torture. La cause de deux autres citoyens américains emprisonnés en Iran a aussi été évoquée. Les déclarations officielles n’ont pas précisé comment la demande du président des Etats-Unis a été reçue par le voyageur oriental en limousine, ni quelle fut sa réponse.

Le 21 février 2013, une note a été publiée sur ce blog au sujet du pasteur Saeed Abedini :

http://citoyengenet.blog.tdg.ch/archive/2013/02/21/liberte-conscience-partout-et-pour-tous.html.

Aux Etats-Unis, des parlementaires ont défendu le prisonnier au plus haut niveau et le secrétaire d’Etat John Kerry l’a soutenu. Sa femme Naghmeh a exprimé sa reconnaissance au président Obama : « Cette évolution est vraiment une réponse à la prière. »

 

Les deux chefs d’Etat devaient se voir à New York, la rencontre n’a pas eu lieu. Mais, dans un embouteillage à proximité de l’aéroport JFK et à la faveur d’un coup de téléphone (cellulaire ?), un grand pas a peut-être été franchi dans la crise avec l’Iran et pour la libération d’un père de famille chrétien.

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