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12/09/2013

Le podium du bonheur

L’autre jour, la Suisse figurait en troisième place sur le podium mondial du bonheur, précédée par le Danemark et la Norvège.  Belle remontée : en un an, notre pays a gagné trois places et décroche en 2013 la médaille de bronze ! A titre de comparaison, les Etats-Unis sont en dix-septième position. Parmi les critères de sélection figure l’emploi. En la matière, les statistiques plaident en faveur de la Suisse, avec son faible taux de sans-emploi par rapport à ses voisins, particulièrement ceux de la zone euro.

Il est à relever que les trois pays qui montent sur le podium des olympiades du bonheur, le Danemark, la Norvège et la Suisse, ne font pas partie de la zone de la monnaie unique européenne. Faible taux de chômage, certes, même si un chômeur sera toujours un chômeur de trop. On l’a dit et redit, mais il convient de le répéter, la Suisse doit beaucoup à son système de formation duale. En Suisse, la possibilité est offerte à un jeune de s’engager dans un cursus de formation où il partagera son temps entre l’entreprise et l’école professionnelle ou commerciale ; 70% des jeunes suivent ce type d’apprentissage au sortir de l’école obligatoire. Le passage dans la vie réelle est garanti, avec ce qu’il implique de satisfactions et d’épanouissement dans l’apprentissage d’un métier, plutôt que de poursuivre des études aux débouchés incertains. La formation peut être d’un haut niveau et conduire à des études supérieures, grâce à la filière maturité professionnelle. La gamme de métiers offerte par la formation duale concerne, paraît-il, plus de deux cents formations ! Excusez du peu !

Autre lecture et point de comparaison. Ce mercredi, on lit sur la page « Education » du site internet du Nouvel Observateur le témoignage d’un père de France qui, en désespoir de cause, a adressé un courriel au président de la République. Il lance un appel désespéré pour son fils de 16 ans, Julien, qui cherche une place d’apprentissage. Il voudrait être paysagiste, mais il trouve partout porte close. Ce printemps ‒ espoir ! ‒ une entreprise est trouvée, mais une lacune juridique insignifiante conduit à l’annulation du contrat d’apprentissage.

 

La formation duale est-elle le secret du bonheur pour un pays ? Ce serait sans doute aller un peu loin, mais elle y contribue assurément ! En ce temps d’élections en république genevoise, plaçons la formation des jeunes au sortir de la scolarité obligatoire parmi nos priorités ! Des candidats, par leur parcours professionnel et mus par leur sensibilité, sont particulièrement engagés en faveur de l’apprentissage et de sa valorisation. Ils seront en bonne place sur ma liste !

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