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26/02/2013

Le docteur Everett Koop est décédé

Le Dr Everett Koop, pour qui la foi chrétienne était indissociable de son travail de scientifique, est décédé ce lundi 25 février au bel âge de 96 ans. La renommée de ce médecin pédiatre américain date des années 1980, quand le président Ronald Reagan le nomma Surgeon General des Etats-Unis, en quelque sorte le « superministre » de la Santé.

La nouvelle passerait inaperçue en Europe si le Dr Koop ne s’était illustré sur les questions de l’avortement et de l’euthanasie. Avec le théologien américain d’origine allemande Francis Schaeffer, Koop a développé ces thèmes dans plusieurs livres et films. Pour lui, son travail de médecin avait de profondes implications éthiques, pour la défense de la vie des plus faibles.

Il convenait, simplement et en toute modestie, de rendre hommage à cet homme qui a consacré sa vie à la santé des plus petits.

22/02/2013

Sept fois sept, la formule magique

La nouvelle Constitution de la République et canton de Genève a un grand mérite : elle offre une perspective renouvelée pour l’élection du Conseil d’Etat, au grand bonheur des partis. Elle nous ramène à des considérations pratiques, simples, propres au carnet de l’épicier, grâce à l’élection du gouvernement en deux tours de scrutin, au lieu de la simple majorité qualifiée de 33% au premier tour. On parle plus du nombre de candidats sur les listes que du caractère des magistrats actuels et futurs, ou de vision d’avenir...

Jusqu’à ce jour, les partis jouaient serrés, pour éviter la dispersion des voix. Un candidat ou deux, peut-être trois sur une liste pour sept postes à repourvoir, avec un dosage intelligent et concerté des diverses forces de la « coalition », pour ne plus dire de l’entente. Bien sûr, les partis devaient choisir, trancher, éliminer eux-mêmes lors de primaires. Désormais, ils laissent la responsabilité de la sélection à l’ensemble des électeurs. Votez, on choisira ensuite ! Elégante façon d’éviter les pressions amicales destinées à faire comprendre à un magistrat qu’il ferait mieux de laisser la place, délices de candidats calculateurs annoncés mais non déclarés…

La plupart des cantons suisses connaissent l’élection de leur gouvernement au scrutin majoritaire à deux tours. Les Vaudois ont fait la démonstration que des listes porteuses d’un nombre de candidats raisonnable étaient capables de « ratisser large » et de dégager une majorité gouvernementale. Mais, de ce côté-ci de la Versoix, le problème réside peut-être dans l’absence de personnalités profilées dont l’expérience inspire la confiance et en qui l’électrice et l’électeur « sentent » le magistrat potentiel.

Cet automne, nous élirons un parlement et un gouvernement. Pour le parlement, la représentation proportionnelle requiert le jeu des partis et des alliances. Il y a bien des années, j’étais, le dimanche, au bureau électoral de mon quartier pour les élections cantonales et je me souviens de cette brave électrice d’un âge respectable que nous ne voyions plus ressortir de l’isoloir. A l’heure du dépouillement, en début d’après-midi, nous avons retrouvé un bulletin portant cent noms méticuleusement écrits à la main. Patience de l’électeur (ou électrice), pitié pour les scrutateurs !

L’anecdote concerne l’élection d’un parlement de cent personnes. Mais il est question ici des sept membres du gouvernement, élus au système majoritaire, lequel appelle des personnalités déjà sorties du lot grâce à leur parcours politique et citoyen. Les partis doivent choisir leurs candidats. Ils doivent conclure des alliances solides. Les temps exigent des choix clairs et la nouvelle Constitution, avec l’élection du président du Conseil d’Etat par ses pairs et pour la durée de la législature, impose une majorité gouvernementale, comme chez nos voisins vaudois. Peut-on dès lors engager la partie dans la dispersion des gens et des troupes, laissant ouverte la porte à la combinazione entre les deux tours ?

Le champ de bataille (ou de ruines ?) de ce début de campagne électorale laisse le citoyen perplexe. Ou alors les états-majors préparent-ils une nouvelle formule magique gouvernementale… Jusqu’à combien de candidats ? Sept candidats fois sept listes, ou davantage peut-être, à voir les graines de nouveaux partis jetées avec abondance sur le sol genevois, certainement pas aussi fertile qu’attendu… 

21/02/2013

Liberté de conscience, partout et pour tous !

pastor-saeed-abedini-and-his-children.jpgA l’évidence, un droit fondamental et inhérent à la nature humaine, celui de croire et de pratiquer en toute liberté, est bafoué dans de nombreux pays. Un exemple. Un homme de 32 ans, né en Iran et naturalisé Américain, marié, père de deux enfants de 4 et 6 ans, a été arrêté au mois de septembre 2012 et condamné par le tribunal révolutionnaire de Téhéran, accusé qu’il est d’avoir porté atteinte à la sécurité de l’Etat. L’homme s’appelle Saeed Abedini. Musulman de naissance, il s’est converti au christianisme en l’an 2000. Devenu pasteur, il est très engagé, avec sa femme, dans le développement d’un réseau de communautés chrétiennes en Iran.

La liberté de conscience est pourtant un droit inaliénable. Il est de bon ton aujourd’hui, et à juste titre, de se référer à la Déclaration universelle des droits de l’homme proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1948 (avec l’abstention notable de l’Union soviétique, notamment). Certes, le caractère de cette déclaration n’est pas impératif, mais il y va de la conscience des Etats membres de l’organisation, dont l’Iran fait partie.

Son article 2 laisse songeur : « Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation. » Avec l’article 18, on rêve : « Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites. »

Mais il faut croire aux bonnes volontés, les stimuler même. Il faut croire à la mission des Nations Unies. Ainsi, des experts indépendants de l’organisation viennent de demander aux autorités de Téhéran de mettre fin à la récente vague d’arrestations de journalistes et de relâcher ceux qui sont détenus. A Washington, 80 parlementaires du Congrès ont pressé le nouveau secrétaire d’Etat, John Kerry, d’intervenir en faveur du prisonnier des geôles iraniennes Saeed Abedini. Sans parler des réseaux sociaux, actifs et réactifs en la matière.

Liberté de pensée, de conscience et de religion. Partout, pour toutes et pour tous !